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On ne s’épuise pas à trop donner… on s’épuise à s’oublier.

On ne s’épuise pas à trop donner…
on s’épuise à s’oublier.

Retrouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle commence par là !

Aujourd’hui, nos sociétés occidentales permettent un certain confort de vie. Pourtant nous avons de grandes difficultés à prendre soin de nous.
Nous sommes tellement influencés par l’extérieur (la société, l’éducation, les médias…) que nous ne savons même plus définir quels sont nos propres besoins.
Bien souvent si on nous demande quels sont nos besoins (ça marche aussi avec les valeurs), nous allons répondre des banalités que nous avons apprises. Ce sont des besoins, des valeurs sociétales mais qui ne nous correspondent pas forcément.
Or, nos valeurs sont ce qui est important pour nous et nos besoins ce dont nous avons besoin pour nous épanouir. Donc en nous conformons à des besoins ou valeurs sociétaux, nous ne nous épanouissons pas, voir nous finissons par ne plus être en accord avec nous-mêmes.
Pour ne pas avoir à regarder le problème en face, nombre d’entre nous ont pris pour habitude de répondre aux besoins des autres tout en oubliant les nôtres. Normal, nous ne connaissons même pas  nos propres besoins !
Et qui s’en occupe pour nous ? Personne ! C’est comme cela que frustrations après frustrations, nous perdons le sens de ce que nous faisons, ratatinons notre estime, nous nous détachons…

Or, nos valeurs sont ce qui est important pour nous
et nos besoins ce dont nous avons besoin pour nous épanouir.

Pourquoi a-t-on autant de mal à prendre soin de nous ?

Nous comprenons tous qu’il est essentiel de prendre soin de nous pour notre bien-être physique, psychologique, émotionnel, spirituel… Nous ne pouvons pas être vraiment là pour les autres si nous n’allons pas bien nous même !
Mais cela nous demande d’être attentif à nos ressentis (émotions, tension du corps, crispations…) aux idées qui nous traversent la tête. Ces ressentis, ces pensées peuvent nous rappeler des blessures passées, non cicatrisées que nous n’avons pas envie de regarder. Ils peuvent également nous montrer la pression extérieure que nous n’avons pas envie de voir. Nous préférons croire que nous sommes libres alors que nous savons que, au fond, nous agissons selon notre environnement.
Prendre soin de soi veut dire, à terme, devenir véritablement soi ! Ce n’est pas si simple que cela.

Depuis notre naissance jusqu’à aujourd’hui, nous avons intégré des croyances limitantes que nous considérons commes valeurs ou besoins. Parfois, quelqu’un s’est moqué de nous, nous a dit que ce n’était pas bien mais souvent nous nous sommes nous-mêmes limiter pour rester intégré au clan (famille, école, religion, entreprise…). Par notre éducation, nous nous sommes conformés aux normes sociales, scolaires, familiales… Le problème est que ces normes bien polissées, personnes ne les respectent vraiment car elles ne respectent pas nos différences, notre unicité D’où l’importance du regard des autres et surtout de notre jugement envers nous-mêmes.

Ces normes, personnes ne les respectent vraiment mais tout le monde s’attend à ce que les autres les respectent.

Bref, il faut vraiment le vouloir pour en sortir, ce n’est pas un chemin facile. Cela demande du courage mais la récompense est notre mieux-être !

C’est encore plus difficile dans certains métiers. Dès lors que nous travaillons avec du public, que nous avons des échanges, voir que nous prenons soins des autres. Nos formations professionnelles sont tournées vers les autres. Les entreprises exigent que nous nous oublions. D’où « l’épidémie » de burn-out dans certains domaines professionnels.

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Quels sont nos besoins ?

Les besoins physiologiques sont ceux liés à notre survie ou la survie de l’espèce. C’est l’air, l’eau, la nourriture, l’abri, la sexualité…

Le besoin de sécurité : conserver ce qui est, ce que nous avons, qui nous sommes vraiment et nous protéger des dangers extérieurs (réels ou imaginaires).

Nous avons besoin de certitudes, de conforts, d’une certaine stabilité, apprécions nos habitudes. Nous avons besoin d’avoir un minimum de contrôle sur notre vie.

Le besoin d’appartenance : nous avons besoin d’appartenir à un clan, une famille, une entreprise, une association. Nous avons tendance à nous définir par rapport à nos relations, aux groupes dans lesquels nous évoluons. Nous avons besoin de nous sentir soutenu.

Le besoin d’être reconnu : Nous avons besoin, en tant qu’individu d’être reconnu, respecté par les autres même si dans les faits, nous sommes souvent la première personne à ne pas reconnaître à notre vraie valeur à ne pas nous respecter.

Nous avons besoin d’être vu, entendu, compris, de nous sentir apprécié, approuvé, d’avoir un rôle dans la communauté.

Le besoin de s’accomplir : Nous avons besoin de nous réaliser, de suivre notre propre chemin, de participer à la communauté, de se sentir utile, de partager, donner. Nous avons également besoin de spiritualité, de pouvoir décider de ce qui est bon pour nous ou pas.

Le besoin de créativité : tout ce qui va être l’expression de qui nous sommes vraiment, laisser aller notre imagination, notre fantaisie, notre légèreté…

Le besoin d’ouverture : de découvrir, partager, comprendre l’autre, échanger, de progresser, de mettre du changement dans notre vie.

Le besoin d’affection concerne tout ce qui va être : aimer, se sentir aimé pour qui nous sommes, intimité, amitié, famille…

Le besoin de temps pour nous, notre famille, nos activités…

Bien-sur, la liste n’est pas exhaustive !

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Que se passe-t-il quand un besoin n’est pas nourri ?

Nous pouvons nous sentir plus fatigué qu’à l’habitude, plus souvent malade.
Un manque de sommeil ou une nourriture non adaptée à notre rythme de vie peut épuiser notre réserve d’énergie et nous affaiblir physiquement.
Un état de stress chronique : notre système nerveux nous bloque en mode activation ou inhibition car il n’arrive plus à se réguler. Cela nous épuise sans compter les crispations, qui se transforment en douleurs.
Nous pouvons avoir du mal à nous concentrer
Si nous sommes en désaccord avec nous-mêmes, si nous perdons le sens de ce que nous faisons, nous pouvons nous sentir préoccuper et avoir du mal à être à ce que nous faisons. Notre esprit est retenu ailleurs.
Une pression de l’environnement, de la hiérarchie, cumulé à une fatigue font que nous perdons la capacité à fonctionner à notre plein potentiel.
Nous pouvons nous sentir vidé émotionnellement, et avoir juste envie de solitude.
La volonté de s’isoler, plus que d’habitude, de réduire les connexions aux autres doit nous alerter.

Sans en arriver là, nos émotions, nos ressentis corporels sont là pour nous indiquer que quelque chose est ok ou n’est pas ok pour nous. Les écouter est primordiale.

Lorsque nous ressentons de la joie, c’est que tout va bien, que nous avons du plaisir à être là, à faire ce que nous sommes en train de faire. Nous sommes dans le partage, l’échange, le lien.

La colère est un messager qui nous signal qu’une de nos valeur, ou limite ou règle a été transgressée par nous ou quelqu’un d’autre. C’est un signal qui devrait nous alerter pour repositionner ou communiquer nos limites.

La tristesse nous indique que nous avons besoin de temps pour faire le deuil d’une personne, d’une relation, d’un projet, un travail  … et accepter la suite sans cela.

La peur nous alerte d’un potentiel danger afin que nous puissions nous préparer à traverser la situation efficacement. Elle nous invite à la prudence.

La culpabilité peut venir lorsque nous ne sommes pas fier de ce que nous avons fait ou dit. Son rôle est de faire en sorte que nous ne reproduisions pas ce comportement. Mais elle peut aussi arrivée si nous pensons que nous aurions pu faire mieux, ou plus ou rendre service à un collègue. Il se peut même qu’un collègue ou un supérieur tente de déclencher cette culpabilité pour que nous acceptions plus.

Le fait de se « mettre en apnée » nous indique que quelque chose nous surprend, mobilise toute notre attention.

Le fait de serrer les mâchoires indique que nous sommes en désaccord et nous nous empêchons de dire notre désaccord. Il peut indiquer une colère.

Les mains moites nous indique un stress, une peur.

Les poings qui se serrent ne sont pas non plus un signe de détente.

Notre corps nous parle, nous alerte sur le fait que nos besoins ne sont pas comblés ou contrariés. Encore faut il que nous soyons pleinement conscient de nos propres besoins !

Identifier ses besoins

Prenez chacun de vos domaines de vie (couple, famille, autre relation, travail, apprentissage, argent, contribution, spiritualité, loisir, santé, environnement, physique, bien-être… ) et demandez vous :
ce qui vous manque ?
  → ce qui vous met en joie ?
  → ce qui vous met en colère ?
À partir de ces réponses, identifier vos besoins !
À partir de vos besoins, quels sont vos non-négociables ?
Quelles petites actions pouvez vous mettre en place, dès maintenant, pour commencer à nourrir vos besoins ?

Dans le prochain article, nous regarderons le sens que nous mettons derrières nos valeurs, en quoi ils sont une boussole et comment les prioriser

Sources :

Pourquoi a-t-on du mal à prendre soin de soi ?
5 signes que vous n’écoutez pas vos besoins
Les 7 besoins émotionnels cachés derrière nos émotions

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