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La peur

La peur est une émotion puissante qui nous a permis de survivre jusque là. Lorsque nous sommes confronté à un réel danger elle nous permet d’avoir la réaction la plus adaptée pour nous maintenir en vie : nous figer, lutter ou fuir.
La peur est un messager qui nous alerte d’un potentiel danger afin que nous puissions nous préparer à traverser la situation efficacement. Elle nous invite à la prudence.

La peur peut être une émotion d’anticipation : nous la connaissons avant que l’événement ne se produise (sauf situation d’urgence).
Nombres de nos peurs sont inutiles :
   ♦ Nos scénarios ne se produiront jamais. C’est juste des histoires que notre cerveau nous raconte pour nous éviter de nous mettre dans des situations que nous ne connaissons pas ou qui ressemble à des situations que nous avons mal vécu par le passé. C’est là que nous allons rencontrer les fameuses peurs du changement, de l’inconnu, du jugement, d’être rejeté, ..
Quand nous faisons cela régulièrement, pour toutes sortes de situations, nous parlons d’anxiété. Cela peut s’accompagner de trouble du sommeil, digestif, éruptions cutanés…

   ♦ Nous avons déjà traversé ces situations et nous en sommes sorti, certes avec une grande frayeur mais nous sommes vivant. Nous ressassons sans cesse en imaginant de nombreux scénarios différents car nous ne sommes pas satisfait du résultat.
Il peut être bon de revenir sur la situation, une fois le calme retrouvé, pour voir ce qui n’a pas fonctionné et comment nous pourrions nous y prendre pour faire mieux la prochaine fois que la situation se reproduira ou pour voir la situation sous un autre angle au repos.
Mais bien souvent, nous ressassons juste, sans but précis. Le problème est que l’événement est terminé et que nous ne pouvons rien changer au passé. En revenant dessus sans cesse, nous repartons dans l’anxiété.

Nous avons aussi les peurs qui sont en relation avec notre santé. Ici la peur peut nous aider à changer notre mode de vie pour un mode de vie plus sain (sans toute fois tomber dans l’extrème).
Quand la maladie est là, nous avons peurs des conséquences. A nous de nous renseigner au mieux pour ne pas échafauder d’histoires pire que la réalité qui vont déclencher d’autres symptômes et surtout nous pomper l’énergie dont nous avons besoin pour guérir.
En nous focalisant sur les conséquences possibles, nous imaginons le futur de la pire manière et repartons dans l’anxiété.

Dans certains cas, nous avons peur pour des choses pas très importantes pour nous mais qui nous prennent du temps, de l’énergie

Dans moins de 10% des cas les peurs sont réelles et réclament toute notre vigilance.

 

Comment mieux gérer nos peurs ?

La peur nous montre que nous réagissons (notre corps a des ressentis pas très agréables qui entraîne ces réactions) à une situation du futur ou du passé qui ne s’est pas terminée favorablement pour nous.

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Pour commencer, accepter la peur. Tant que nous la nions nous ne pouvons rien faire pour la contrôler.

Ensuite, répondre aux besoins visibles : chercher des informations, évaluer les vrais risques, les vrais enjeux pour pouvoir s’y préparer.

Ensuite, nous consacrer aux besoins sous-jacents : Qu’est ce qui fait que nous nous retrouvons en insécurité ? De quoi avons nous besoin pour nous sentir sécure ?

* Observer les déclencheurs :
   ♦ Le stress répétitif :
Le stress est une réaction physiologique puis psychologique et physique à un changement. Il est normal et fréquent. Il devient un problème lorsque nous n’arrivons plus à revenir au repos (en sécurité) entre chaque coup de stress. Le corps est toujours sur le qui vive, dépense énormément d’énergie à chercher tout ce qui pourrait être potentiellement dangereux. Nous nous épuisons physiquement et psychologiquement. Toutes les situations nous paraissent douteuses, voir dangereuses… Nous pouvons aller jusqu’à avoir peur de tout, de tout le monde !
    ♦ Les expériences que nous avons vécues :
Comment les voir différemment aujourd’hui ? Cela va nous permettre de relativiser
Regarder le chemin parcouru depuis, réaliser que nous sommes plus à même de répondre maintenant.
   ♦ Nos croyances dues à notre éducation, entourage, société dans laquelle nous vivons :
Regarder la situation en se mettant à la place que quelqu’un d’autre : Si c’est un conflit, imaginons si sous sommes en face, comment vivons nous les choses à la place de notre interlocuteur ?
Si nous regardons sous un autre angle, qu’est ce qui peut être vu différemment ?

* Nous exposer de manière répétée à des événements, des expériences qui nous mettent mal à l’aise. Ainsi nous allons nous familiariser avec eux et le sentiment de peur va diminuer. Je ne parle pas ici de mettre en danger notre vie !

Comment envisager les choses autrement ?

Le risque que cela se produise est il vraiment important ?
Comment je pourrais éviter cela ? Ou au moins le minimiser ?
Qu’est ce qui prouve (vraies preuves pas craintes) que c’est vrai ?
Est ce que cela m’apporte quelque choses de ressasser cela ?
Si je me mettais dans la peau de quelqu’un d’autre (qqn que j’admire, qui me soutien, qui me pousse…) Comment verrait il la situation ?

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