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Les peurs inhibitrices 1/3

Peurs inhibitrices ou peurs à la temporisation

Temporiser = remettre à demain. Se serai beaucoup mieux que je le fasse aujourd’hui mais je le reporte.

Ce sont toutes nos peurs qui se cachent derrière notre procrastination. Procrastination qui peut être
passive : on ne fait rien à la place de ce qu’on devrait faire
active : on trouve tout un tas d’activités à faire à la place de ce qu’on devrait faire.
La principale cause de la procrastination est que la tâche est « jugée » désagréable. Plus on repousse la tâche plus elle devient urgente plus on augmente le risque de ce faire rattrapé par le problème, plus on augmente le stress.

Se libérer de la temporisation nous libère de la culpabilité, du stress induit par la situation
Sans compter qu’une tache désagréable peut déboucher sur quelque chose de satisfaisant.

Vous arrive-t-il parfois de reporter une tâche parce qu’elle vous déplaît ?
Si oui, quelles sont vos excuses ? Sont elles vraiment valable ?
Comment pourriez vous rendre la tâche moins pénible ?
Pouvez-vous vous concentrer sur la finalité qui sera plus satisfaisante que la tâche ?

Les peurs sont utiles, elles nous protègent des grands risques. Mais elles ne doivent pas nous empêcher d’avancer, de passer à l’action quand nous avons envie de faire quelque chose.

Pour les « dompter », il faut déjà les identifier (les nommer), identifier les stratagèmes que nous mettons en place pour éviter d’y aller.

La définition du courage : mener une action cohérente dans le but d’atteindre un objectif tout en étant connecté à la notion de peur.

La peur de l’imperfection

Nous avons tendance à ne pas agir en attendant que toutes les « planètes soient alignées » : bon moment, meilleures conditions, plus de temps, plus de compétence
En attendant de réunir toutes les bonnes conditions, on ne fait rien, aucune action, aucune décision. ça peut toucher n’importe quel domaine de notre vie.
Nous pensons que nous pouvons encore améliorer le projet car il n’est pas parfait.
Pour vaincre cette peur, il nous faut admettre que rien n’est parfait. Il est plus intéressant de viser l’excellence (faire de son mieux à chaque instant et améliorer par la suite).

 

La peur de l’inconnu

L’inconnu engendre la peur et peut nous pousser à rester dans une situation très inconfortable voir terrible. Nous nous y adaptons car c’est plus rassurant que l’inconnu qui accompagne le changement.
Nous élaborons (inconsciemment) tout un système de croyances qui nous aide à ne pas passer à l’action. Nous recherchons la sécurité que nous pensons perdre dans l’inconnu.
Pour diminuer cette peur, nous devons réaliser que notre sécurité ne dépend pas de notre environnement (de l’extérieur) mais est en nous. Dès que nous sommes en sécurité (intérieure) nous sommes capable de mobiliser les ressources dont nous avons besoin pour affronter toutes les situations qui se présentent.

La peur d’être jugé

Cette peur du jugement peut nous empêcher de nous exposer, de nous montrer, et donc, parfois d’atteindre des objectifs qui nous tiennent à cœur
Nous projetons ce que nous imaginons que les autres pourraient penser de ce que nous disons, faisons, écrivons…Ces projections n’ont rien à voir avec la réalité : cette réalité passe par nos filtres (croyances, mémoires des expériences passées…).
Il y a de nombreuses activités, actions que nous ne faisons par de peur du regard des autres. Nous restons coincé dans un schéma enfant/parent et avons toujours besoin de la validation des autres.
Pour nous libérer de cette peur du jugement nous devons nous comporter en Adulte face à des adultes. Être capable de faire face à nos émotions qui vont venir si quelqu’un juge notre travail, notre comportement, notre discours… D’autant qu’il ne sont pas notre identité, juste une partie de nous voir même une partie de ce que nous faisons.
Nous avons le droit de faire des choses qui nous plaisent, nous semble bien sans avoir la validation d’autres personnes
Lorsque nous nous acceptons, que nous sommes en accord avec ce que nous faisons, nous pouvons, alors, accepter les avis contraire, nous pouvons donc nous exposer plus facilement, avec moins de crainte du jugement d’autrui

La peur de commettre des erreurs

Les erreurs sont à la base de nombreuses petites leçons de vie. Lorsque nous nous empêchons d’agir du fait de notre peur de commettre des erreurs, nous nous privons de cet apprentissage.
Cette peur peut totalement nous paralyser car le risque d’erreur étant omniprésent.
Une fois que nous acceptons qu’il n’est pas possible de ne pas faire d’erreur, nous pouvons commencer à tenter des petites actions quotidiennes pour nous rapprocher de ce que nous souhaitons.
Cela ne nous empêchera pas de nous demander quelle leçon nous pouvons tirer des erreurs que nous allons commettre.
Et, surtout, de nous rendre compte que ce n’est pas si grave que cela de commettre des erreurs.
Évidemment, les petites phrases du style « je suis bête » ou « c’est pas possible d’être aussi con, stupide…. », on arrête !
Les scientifiques font cela tout le temps, ils expérimentent des possibilités jusqu’à trouver celle qui fonctionne.

La peur du succès

Cette peur est plus subtile, ne nous vient pas tout de suite à l’esprit.
Elle est souvent inconsciente. Mais nous pouvons faire des associations négatives à la réussite (égoïste, superficiel, tricheur…). Par conséquence, nous ne pouvons pas nous autoriser à réussir.
Nous pouvons également nous sentir obligé de réussir tout ce que nous entreprenons, ce qui nous met énormément de pression sur les épaules.
Pour savoir si cette peur existe chez vous, demandez vous ce qui arriverai si vous réussissiez … (quelque chose que vous n’osez pas faire) ?

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