Vivre dans une société pensée pour les neurotypiques quand on ne l’est pas, c’est se sentir décalé, s’interroger, douter, tenter par tous les moyens d’entrer dans la “norme” parfois jusqu’à s’épuiser.
Quand le quotidien ne fait plus sens, quand la culpabilité et l’auto-critique s’installent, le risque de burn-out, anxiété, dépression, addictions… augmente
C’est souvent là que commence la quête de compréhension.
Est-ce important de savoir si je suis neuroatypique ?
Quelque soit la forme de notre neuroatypicité, elle va entraîner des difficultés.
Nous vivons dans une société majoritairement neurotypique (normal, ils sont dans la norme et nous non), prévu pour les neurotypiques.
Nous nous sentons forcément en décalage, différents.
Cela fait que nous nous posons beaucoup de questions. Nous nous sentons bizarre, n’arrivons pas forcément à nous montrer tel que nous sommes pour tenter de rentrer dans cette fameuse norme.
Nous arrivons à nous sentir non adapté à notre environnement, à culpabiliser, à nous rabaisser nous-même. C’est la porte ouverte au burn-out, à la dépression, à l’addiction… Ce que nous faisons ne fait plus sens, la façon dont nous vivons, non plus ! Nous pouvons en arriver à nous isoler pour nous protéger de ce monde dans lequel nous ne trouvons pas notre place !
Si nous n’avons pas été diagnostiqué enfant, nous finissons par consulter un psychologue, un psychiatre ou un thérapeute et un long parcours commence pour comprendre pourquoi nous sommes différent, qu’est ce qui bloque.
Heureusement, aujourd’hui, on en parle beaucoup plus. Donc nous ou un professionnel va évoquer cette possibilité ! Nous allons pouvoir rencontrer des professionnels formés, qualifiés pour les différents diagnostics.
Le diagnostic tardif est souvent vécu comme un soulagement ! Nous avons enfin des réponse à beaucoup de nos questions. Nous revoyons nos expériences passées avec un autre regard, nous comprenons pourquoi nous avons réagit de tel ou tel façon. Il peut aussi y avoir une certaine colère passagère contre le système qui n’a pas vu, qui n’a pas compris ce qui a engendré une longue souffrance.
Cela va être le point de départ pour mieux nous connaître, mieux nous accepter. Nous allons peu à peu pouvoir être nous-même en société, sans avoir honte de ne pas être adapté, sans craindre de se faire repérer.
Il faut noté qu’en nous autorisant à être nous-même, notre environnement va changer : Tout le monde ne va pas accepter nos changements, des personnes vont s’éloigner et d’autres arriver. Nous n’accepterons plus forcément de travailler dans un environnement auquel s’accommoder était très énergivore pour nous.
Grâce au diagnostic, aux professionnels, aux connaissances à notre dispositions, nous comprenons mieux qui nous sommes, nos difficultés, nos besoins, nos limites. Connaître ses besoins et limites est primordiale pour aller mieux, pour se sentir bien.
💠Le diagnostic a un coût, est on obligé d’avoir un diagnostic officiel ?
Tout dépend de la personne, de comment elle vit sa différence. Si ce n’est pas souffrant, j’oserai dire « où est le problème ? »
Si le fait de lire des articles lui permet de se reconnaître, répond à ses questions, lui permet de mieux vivre, est ce vraiment important de mettre un nom dessus ? Pas sûre !
Attention tout de même de ne pas garder un doute, cela pourrait, à la longue, jouer sur son estime !
Il arrive que nous ayons plusieurs atypicités, seul, par certains que nous arrivions à les découvrir. Notre façon de voir la vie, notre environnement, notre façon de communiquer, nos difficultés sont différentes d’une atypicité à l’autre. De plus, elles peuvent se masquer l’une, l’autre (cela rend le diagnostic difficile, mais les souffrances sont là quand même) ou se superposer (les difficultés, troubles, souffrances s’additionnent)
Par ailleurs, les professionnels qui font le diagnostic ne s’arrêtent pas au diagnostic, ils sont là pour répondre à nos questions, nous accompagner à mieux nous accepter, nous donner des astuces pour mieux pallier à nos difficultés dans la vie de tous les jours.
💠Pourquoi cette errance avant diagnostic ?
Aujourd’hui, encore, de nombreux enfants passent à travers les mailles du filet et nous retrouvons des adultes mal dans leur peau, qui ne comprennent pas pourquoi ils connaissent tant de difficultés, qui n’osent pas vivre pleinement, se monter tel qu’ils sont !
Il est souvent difficile de les diagnostiquer car ils ont appris à masquer leur vrai personnalité pour s’intégrer. C’est autant de souffrance, c’est très énergivore et dégradant pour la personne. Son Estime s’amenuise au fur et à mesure !
Certains développent des troubles anxieux, des dépression et les professionnels vont se concentrer là dessus, laissant le problème de fond de coté.
Les neuroatypicités, ce sont des fonctionnements cognitifs, émotionnels différents de la norme, des comportements différents, une compréhension du monde différente.
Il y a peu de professionnels formés ou ils ne sont pas bien formés aux atypicités. Les neuroatypicités, ce sont des fonctionnements cognitifs, émotionnels différents de la norme, des comportements différents, une compréhension du monde différente.
Il y a aussi une crainte de ne pas être pris au sérieux et de passer pour quelqu’un qui manque de motivation ou ne fait pas suffisamment d’effort ou d’exentrique.
Certains signes différent selon si la personne concernée est une femme ou un homme mais la plupart des observations ont étaient faites sur les hommes. Il est donc possible que des femmes passent à travers le diagnostic si le professionnel n’est pas suffisamment attentif.
💠Le suivi
L’accompagnement après le diagnostic vise à apprendre à compenser les difficultés rencontrées au quotidien, faire prendre conscience de ses forces, aider à les valoriser et accompagner vers l’autonomie.
Et si on parlait plutôt de neurodiversité ?
Si les neuroatypies nous permettaient de revoir la conception de la normalité cognitive ?
Pourquoi il y aurait qu’une seule façon de fonctionner ?
Cette façon de voir les choses exclu de nombreuses personnes. Alors qu’accepter la neurodiversité permet d’inclure tout le monde sans montrer les différences du doigt. C’est aller vers un meilleur épanouissement de chacun y compris les neurotypiques qui connaissent aussi des difficultés.
De plus, quelqu’un qui n’appréhende pas les choses de la même façon que la majorité peut être un bel atout pour une entreprise. Elle peut voir ce qui ne va pas et permettre d’y apporter des modifications avant que le problème ne se pose vraiment. A force de se sur-adapter, elle est devenu créative et a des approches, des idées différentes.
Une personne neuroatypique va avoir des besoins particuliers mais cela peut permettre à l’entreprise de mettre un peu de flexibilité pour tout le monde. Cela va améliorer les conditions de travail de tous.
Il faut rester vigilant sur la communication. Tout le monde ne comprends pas les sous-entendus. Il faut donc une communication claire, des instructions claires, que chacun exprime ses attentes, ses besoins pour le projet, informer au fur et à mesure des changements… Au final cela fera gagner du temps à tous.
En résumé
Savoir si l’on est neuroatypique peut apporter la paix et des repères mais le diagnostic n’est pas une fin en soi, il doit être considéré comme un levier.
L’important : comprendre son fonctionnement, connaître ses besoins et ses limites, adapter son environnement.
La neurodiversité remet l’humain et la sécurité intérieure au centre.
✨ Être soi n’est pas un luxe : c’est une condition pour respirer.
Sources pour les 7 articles de la série :
🔷la neurodiversité ou la neuro atypicité :
Neuroatypique : définition, caractéristique, diagnostic
Neuroatypique : que cache cette nouvelle notion ? | Santé Magazine
zatypie : les-neuroatypiques
Suis-je neuroatypique ? Tout savoir sur le diagnostic TSA, TDA/H, et DYS
Neuroatypique : qui sont les neuro-atypiques ?
La neuroatypie : définition
Neuroatypie : quand le cerveau fonctionne différemment
Blog NeurologieSanté mentale
Neuroatypique – Commission de la santé mentale du Canada
Les neuro-atypies : Comprendre et accompagner les différences cognitives – Sonia Caplier
🔷les troubles du dys :
Quels sont les différents troubles dys ?
Troubles Dys : Guide Complet pour Parents et Professionnels en 2025
Les troubles DYS – Mon-Psychotherapeute.Com
troubles « dys »
Dyslexie : causes, symptômes et traitements
Pour en savoir plus :
Troubles dys : Ecole Positive
Fiche pratique Les troubles DYS, connaître comprendre et agir
🔷les tsa (troubles du spectre autistique) :
Le syndrome d’Asperger
Trouble du Spectre de l’Autisme : Qu’est ce que c’est ?
Trouble du Spectre de l’Autisme : Symptômes et Diagnostic
Pour s’informer :
S’informer sur le trouble du spectre de l’autisme, ou TSA
🔷le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité)
Suis-je neuroatypique ? Tout savoir sur le diagnostic TSA, TDA/H, et DYS
TDAH : Définition claire, critères DSM‑5 & symptômes typiques
TDA, le Trouble Déficitaire de l’Attention sans hyperactivité
trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
🔷HP (HPI/HPE) Haut Potentiel
HPI, HPE et hypersensible : quelles différences ?
HPI / HPE : Comprendre le Haut Potentiel et la Méthode Quertant
AFEHP — Association Française HPI Haut Potentiel Intellectuel
Statistiques HPI : les chiffres clés sur le Haut Potentiel Intellectuel


