L’hypersensibilité peut être source de 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 de part l’incompréhension de notre entourage et la quantité et l’intensité des stimuli auxquels nous sommes exposés.
Elle n’est ni une maladie, ni un défaut !
Elle peut être vécue comme un fardeau ou une chance !
C’est un fonctionnement atypique, une façon particulière de percevoir, ressentir le monde et d’y et réagir. L’hypersensibilité est un défit au quotidien mais apprendre à nous connaître va nous permettre d’accepter cette atypicité que nous pouvons choisir de voir comme une richesse !
Nous avons reçu une éducation, qui fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui mais nous pouvons décider de voir les choses autrement, de faire différemment à partir de maintenant !
Nous n’avons pas appris à valoriser cette sensibilité. Il est toujours encore temps d’y remédier pour qu’elle devienne une force !
apprendre à se connaître pour mieux s’accepter
Dans une même demi journée, nous pouvons pleurer de tristesse puis rire aux éclats. Pour gérer nos comportements qui débordent (suite logique d’émotions intenses), s’entraîner à revenir au calme, à la paix peut être une piste intéressante. Pour y arriver, il nous faut un vrai entraînement, si nous ne maîtrisons pas le retour à la paix dans les moments de calme, nous n’arriverons pas à le mettre en place en pleine tempête, ni même, au commencement de la tempête émotionnelle.
Rappelons que les émotions ne sont que le messager qui signale que tout va bien ou que quelque chose ne nous convient pas. Le but ne sera jamais de les éliminer. Elles sont précieuses. Ce ne sont jamais les émotions mais la façon dont nous les exprimons qui peut être dérangeante, voir néfaste pour nos relations.
Juste avant les émotions, nous avons des ressentis dans notre corps, des tensions, des sensations de boule à la gorge ou au ventre, des sensations oppression dans la poitrine, des crispations au niveau des épaules, frissons, sensation de chaleur, palpitations…
Nous sommes des « éponges » et ressentons les émotions des autres avec plus ou moins la même intensité que les nôtres. Il est important d’apprendre à reconnaître ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. L’empathie est une grande qualité mais elle ne doit pas devenir source de souffrance pour nous.
Il est important d’apprendre à repérer les projections que nous faisons lorsque ce que vit notre interlocuteur vient « titiller » une de nos blessure. Ce n’est pas parce que nous nous laissons submergé par sa souffrance qu’elle disparaît chez lui ! Non seulement nous ne l’aidons pas mais en plus nous souffrons pour quelque chose qui ne nous appartient pas et sur lequel nous n’avons aucun contrôle ! Notre vie n’est pas la sienne, même s’il y a des similitudes. Il est responsable de sa façon de gérer ses ressentis, de ses actions, ses inactions, de leurs conséquences. Nous ne pouvons pas prendre en charge sa douleur, ses ressentis, sa vie !
Il va être important pour nous de lâcher sur ce que nous ne maîtrisons pas.
◊ Il y a des choses que nous pouvons changer, faisons le.
◊ Parfois, nous ne pouvons pas modifier mais nous pouvons nous trouver des aménagements qui nous conviennent mieux.
◊ Et il y a d’autres situations sur lesquelles nous n’avons aucune marge de manœuvre, c’est là qu’il nous faut apprendre à lâcher prise.
Le seul et unique but est d’arrêter de souffrir pour rien, se détendre. Résister est une source de fatigue, de souffrance, nous en avons assez de part nos ressentis, notre trop plein d’émotions…
Dans le même ordre d’idée, il est inutile de tout comprendre de trouver un sens à tout !
Ignorer son hypersensibilité, c’est se sentir à part, bizarre, honteux de ses réactions !
La reconnaître, c’est mieux comprendre ses ressentis, ses comportements… Même si elle nous rend singulier, que les autres ne comprennent pas forcément ce que nous vivons, dès que nous nous acceptons nous-mêmes, leur attitude change.
Nous pouvons même nous découvrir des aptitudes relationnelles :
◊ Nous savons ce que sont les ressentis corporels, sensoriels et émotionnels, nous sommes à même de comprendre ceux des personnes qui nous entourent.
◊ Nous avons besoin de bienveillance et donc sommes plus bienveillant vis à vis des autres !
◊ Nous savons détecter les dissonances entre ce que nous dit l’attitude, le corps de la personne et ses mots. L’authenticité, est important pour nous !
Si nous écoutons notre hypersensibilité, nous ne pouvons plus rentrer dans le moule imposé par la société (en tout cas celui que nous nous imposions pour tenté d’être accepté, aimé) et donc sommes plus fidèle à qui nous sommes vraiment.
A lutter contre notre nature, nous perdons beaucoup d’énergie. Plus nous cherchons à étouffer nos émotions, nos ressentis plus ils vont revenir, plus il vont se manifester fortement. C’est le début des tensions, douleurs, et autres anxiétés, angoisses…
Revenir à nous, à un mode de vie qui nous convient est le début du mieux être :
◊ prendre soin de notre sommeil,
◊ revenir au calme dès que nous en avons l’occasion,
◊ manger ce qui convient à notre corps,
◊ respecter nos besoins (besoin de nous isoler pour recharger les batteries et/ou diminuer la quantité de stimuli),
◊ écouter notre intuition, nos ressentis, ce qui se cache derrière nos émotions fortes…
Avoir un comportement différent en fonction de la personne avec laquelle nous interagissons est normal. Nous ne pouvons pas avoir la même implication avec notre conjoint, nos enfants et nos collègues ou patrons.
Lorsque nous avons le même comportement avec tout le monde, sans différence d’implication ou lorsque nous nous sur-adaptons pour avoir le même comportement, les mêmes attitudes que la personne face à nous, nous parlons de faux-self. Nous les avons mis en place pour nous protéger.
Pour s’en séparer, nous allons devoir nous intéresser à qui nous sommes vraiment !
◊ Quels sont nos valeurs, nos besoins, nos limites…
◊ Qu’est ce que nous voulons/ ne voulons plus ?
◊ Qu’est ce que nous aimons/n’aimons pas ?
◊ Qu’est ce qui nous fait plaisir/ nous dérange ?
◊ Qu’est ce qui nous donne de l’énergie/ nous en consomme ?
Une fois que nous aurons fait le point, nous allons pouvoir commencer à nous accepter tel que nous sommes avec nos forces, nos faiblesses, nos qualités, nos défauts, nos réussites, nos ratés…
Le sentiment de honte, la culpabilité dû à nos comportement hors norme vont s’atténuer peu à peu.
Nous devons accepter que certaines personnes prennent des distances, voir nous allons installer une certaine distance dans certaines relations. Il est fort possible que notre entourage en soit modifié. L’important est que nous soyons bien, que nous soyons entourés de personnes bienveillantes.
Pour bien vivre notre journée, ne pas hésiter à préparer les moments qui risquent d’engendrer un gros stress. De voir
◊ Quelles situations nous risquons de rencontrer au cours de la journée ?
◊ Comment pouvons nous nous y préparer au mieux ?
◊ Quels stimuli seront présents ?
◊ Comment les gérer au mieux ?
Prendre une petite pause « retour à la paix » juste avant, en prévoir une juste après pour récupérer.
Faire une pause, ralentir lorsque nous en avons besoin, ça évitera les débordements ! La pause n’a pas besoin de durer 15 mn ! Avec l’entraînement, 1 à 2 mn suffisent !
Comment savoir quand prendre du recul, faire une pause ?
Nous le savons, notre corps le sais, écoutons le ! Il a ses limites, nous avons des ressentis puis des émotions qui sont les signaux d’alerte qui nous sommes proche de la limite.
Nous pouvons également
◊ Prévoir régulièrement des activités qui nous rechargent, nous font du bien, nous font plaisir... (moments en famille, danse, musique, respiration, relaxation…=
◊ Garder du temps pour décharger le trop plein d’énergie, d’émotions… (sport, nature, danse, chant, créations…)
◊ Ne pas minimiser l’impact du sensoriel sur notre équilibre. Prévoir des petits trucs et astuces tels que
→ bouchons d’oreilles, casque
→ lunettes de soleil, éclairage plus doux
→ vêtements confortables, en faisant attention à la matière, aux coutures, couper les étiquettes
→ se connaître et savoir ce qui nous gène, ce qui nous apaise et le faire savoir à nos proches
…
◊ Nous faire accompagner (sophro, ostéo, psy, coach, masseur, …) pour délier les tensions et mieux nous comprendre.
◊ Informer notre entourage de nos besoins particuliers, nos difficultés.
Ils ne sont pas dans notre tête, dans notre corps et ne savent pas ce qui se joue en nous. La communication est toujours la clé dans une relation. Cela évite les sous-entendus qui deviennent des malentendus qui sont à la base de la plupart des conflits.
→ Notre besoin de solitude ne sont pas contre eux !
→ Les lieux bondés sont sources de mal-aisance pour nous car il y a beaucoup de stimuli
→ Dire que nous sommes capable de voir quand il y a dissonance entre ce qu’ils vivent et ce qu’ils disent. Que nous ne savons pas bien gérer ces situations que nous avons besoin d’authenticité.
Nous avons la chance d’avoir une intuition développée : Nous captons de nombreux détails de notre environnement. Notre système nerveux a la capacité de traiter rapidement cette quantité d’informations très diversifiées. Cela nous mène à des interprétations instinctives, inconscientes très rapides. En les suivant, nous sommes capables de nous ajuster au mieux à notre environnement, aux personnes qui nous entourent. L’intuition n’est pas logique, elle arrive sous forme de ressenti, image, idée, mot…
Pourquoi nous doutons, pourquoi nous ne suivons pas cette intuition ?
Nous aimons tout comprendre ! Et puis ça à l’air trop facile, trop simple pour être vrai !
En ne suivant pas notre intuition, nous nous rendons compte que nous n’avons pas pris la bonne décision, que nous sommes passé à coté d’une bonne opportunité !
En fait, il s’agit juste de resté connecté à notre corps, il sais s’il est bien ou non ! Nos émotions, nos comportements peuvent être biaisées par notre insécurité mais nos ressentis arrivent avant l’analyse du cerveau. Ils sont donc représentatif de comment nous nous sentons face à une situation, une personne. C’est notre analyse qui n’est pas bonne. D’où l’intérêt de travailler notre état de sécurité, de s’entraîner à revenir à la paix intérieure !
Notre hypersensibilité peut elle devenir notre talent ?
Fabrice Midal nous dit : « Ma conception de l’hypersensibilité repose sur la conviction
qu’elle est une force absolument nécessaire aujourd’hui ».
Nous pouvons choisir une profession, des activités qui sont en rapport avec notre « hyper-sens » :
◊ un odorat très développé peut permettre de faire carrière en parfumerie
◊ un goût sur développé peut nous faire apprécier les métiers de bouche
◊ un intuition très développée peut vous aider à être un excellent artiste, thérapeute, écrivain, inventeur, paysagiste… tout ceux qui font appel à notre créativité.
◊ une ouïe très développée peut faciliter un métier dans le chant, la musique, l’étude de certains sons…
◊ une sensibilité à l’injustice, le fait de ressentir la souffrance des autres (parfois de façon physique) peut être la base d’une carrière dans la protection, le soin, le social, les animaux…
Le fait d’avoir plus de ressentis sensoriels nous permet de plus nous faire plaisir, en mangeant notre met préféré, ou en découvrant des nouveautés, en écoutant la nature ou notre musique préférée, en sentant une odeur qui nous rappelle des souvenirs d’enfance !
Il n’y a pas de métier idéal. Nous allons toujours trouver des obstacles. Mais nous nous devons bien d’avoir une ou des activités qui font ressortir nos talents, dans lesquelles nous nous épanouissons.
Il n’y a pas que le métier ou l’activité qui va compter. L’ambiance, les valeurs de l’entreprise, de l’association, du dirigeant vont être importantes. Nous avons besoin d’une certaines autonomie, voir de liberté, de donner du sens à ce que nous faisons. La pression, la compétition n’est pas ce qui nous convient le mieux ! Nous devons nous sentir bien pour pouvoir nous intégrer.
Nous avons une bonne compréhension du vivant puisque nous le ressentons. Nous sommes empathique, intuitifs, créatif, authentique, capable de nous émerveiller pour des petits rien, observateurs… Nous avons des valeurs morales très fortes dont nous ne pouvons nous écarter. Pour nous, la confiance est primordiale dans les relations.
Les défis, obstacles et difficultés que nous rencontrons font partie intégrante de la vie et pas uniquement parce que nous sommes hypersensible..
Il n’est pas possible de soigner l’hypersensibilité, car il ne s’agit pas d’une maladie. Il n’y a donc pas de traitement. Cependant la médecine peut nous aider à ce que l’intensité de nos ressentis entraîne moins de souffrance.
Ignorer son hypersensibilité, c’est lutter en permanence contre notre propre nature. L’accepter, c’est s’autoriser à être enfin soi-même, sans masque, sans faux-self, sans honte.
Ignorer son hypersensibilité, c’est lutter en permanence contre notre propre nature. À long terme, cela nous épuise, nous isole, et renforce nos tensions internes. L’accepter, c’est s’autoriser à être enfin soi-même, sans masque, sans faux-self, sans honte. A nous d’apprendre à nous connaître, à nous accepter pour pouvoir nous présenter au monde tel que nous sommes !
A nous de trouver notre équilibre, de construire la vie qui nous convient pour profiter de ce super-pouvoir
Cela demande du temps, de la douceur, et parfois des ajustements dans notre environnement. Mais cela permet aussi de vivre une vie plus juste, plus vibrante, plus connectée.
Notre hypersensibilité n’est pas un défaut à corriger, mais un talent à apprivoiser.
Sources
Vivre avec l’hypersensibilité émotionnelle
les informations essentielles sur l’hypersensibilité
Hypersensibilité & Intuition : Une Exploration Émotionnelle ?
Hypersensibilité et intuition : les liaisons dangereuses
Les hypersensibles sont-ils particulièrement intuitifs ?
L’intuition, un véritable atout chez les personnes hypersensibles
Hypersensibles : pourquoi se sent-on en décalage ?
Hypersensibilité et Empathie – Les Hypersensibles
Hypersensibilité émotionnelle : comprendre et identifier les signes


