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Troubles du spectre de l’autisme (TSA) mieux comprendre

L’autisme n’est pas une maladie, ça ne se soigne pas !
C’est une autre manière d’être au monde, une façon singulière de ressentir, de comprendre et d’interagir.

🧠 Qu’est-ce qu’un TSA ?

Derrière les lettres “TSA” — Troubles du Spectre de l’Autisme — se trouvent des personnes aux profils multiples, souvent sensibles, minutieuses, curieuses, parfois épuisées par un monde trop bruyant ou trop différent.

Des atypicités cérébrales entraient des différences dans le développement de l’enfant dans
➡️la communication (contact visuel, compréhension, langage…)
➡️les interactions sociales (reconnaissance des émotions chez l’autre, jeux, relations sociales…)
➡️ les comportements (routines, intérêts et/ ou activités spécifiques, voir restreints, gestes stéréotypés…)
➡️ la sensibilité sensorielle qui est souvent plus importante que la moyenne

Le cerveau se développe de façon différente de la norme (façon la plus répandue). Les spécificités de la personne autiste sont donc présentent tout au long de sa vie. Il n’y a pas de traitement : le TSA n’est pas une maladie mais une divergence neurologique. Il fait parti de la neurodiversité (variation cognitive et cérébrale de l’humain).
Les personnes ayant un TSA représentent un peu moins de 1% de la population.

Dans le spectre de l’autisme, les symptômes sont multiples et leur intensité est variable d’une personne à l’autre. Tout comme les « dys », l’autisme peut être associé à d’autres fonctionnements atypiques tel le haut potentiel ou (TDAH) ou à une maladie tel la dépression ou un trouble anxieux généralisé…
De plus, par mimétisme, la personne apprend en observant les « neurotypiques » et se sur adapte pour être intégrée au groupe. D’où la difficulté du diagnostic qui est effectué par des professionnels (médecins, psychologues, neuropsychologues, orthophonistes…).
Il va s’agir
➡️d’entretien(s) pour constater les signes, comprendre ce qui à amené la personne dans ce parcours de diagnostic,
➡️d’entretiens avec les proches pour évaluer les signes dès la petite enfance,
➡️d’un bilan neuropsychologique pour évaluer le comportement, la compréhension du langage non verbal et les « compétences » sociales…

Au TSA, peut s’ajouter une déficience intellectuelle et/ou motrice. On parle de polyhandicap. Cela va entraîner une perte d’autonomie, une limitation dans les perceptions, le raisonnement, la communication, l’attention, la planification, la mémorisation ou la résolution de problèmes. Cela va engendrer de grandes difficultés dans les différents apprentissages. Là encore, les capacités intellectuelles et motrice différent beaucoup d’une personne à l’autre.

Rappelons que 60 à 70% des personnes autistes n’ont pas cette déficience intellectuelle associée.

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Une fois la confirmation du diagnostic établi, les aménagements peuvent être mis en place pour une meilleure insertion sociale et professionnelle.
➡️Accompagnements permettant d’apprendre à mieux gérer les difficultés sensorielles, sociales, émotionnelles. Un ergothérapeute ou éducateur spécialiser peut aider dans les tâches quotidiennes.
➡️Au travail, des aménagements sont possibles (télétravail, horaires aménagés, espace calme, formations, outils de communication adaptés…)

Il existe des approches éducatives, comportementales, développementales pour agir sur les symptômes. L’accompagnement est spécifique, individuel et permet à l’enfant (ou l’adulte tardivement testé) d’avoir un autre regard sur lui, de progresser dans ses relations sociales…

Au quotidien, une personne autiste peut rencontrer des difficultés dans ses interactions sociales, sa façon de communiquer :
➡️ incapacité à comprendre les implicites, le second degrés…
➡️les mots ayant plusieurs sens peuvent créer de la confusion
➡️difficultés à interpréter la communication non verbale et donc à percevoir les intentions, les émotions de l’autre
➡️difficultés à repérer ou comprendre les codes sociaux (besoin de détails, de précisions, sinon impression de rester superficiel)
➡️à l’écrit elle peut avoir des difficultés à hiérarchiser et synthétiser les informations. Cela lui prend beaucoup de temps.
➡️difficulté à maintenir et développer les relations
➡️difficultés à s’adapter au contexte
➡️certaines personnes peuvent avoir des difficultés a être empathique ou plutôt à le montrer
➡️hyperesthésie au niveau d’un ou plusieurs sens (ce qui la gène au quotidien).
➡️difficultés à gérer les changements, les imprévus (cela engendre beaucoup de stress, d’anxiété).

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Vivre avec un TSA présente de nombreux défis mais la personne développe des stratégies pour pallier. Il est important pour elle de connaître ses besoins et ses difficultés, et de les accepter.
Elle peut mettre en place des routines (prévisibles) pour diminuer son anxiété et se sécuriser, des techniques pour gérer son temps, ses activités quotidiennes…
Grâce à des professionnels et son entourage, elle peut apprendre à mieux gérer la communication, les relations.

👉Lorsqu’elle prend conscience de sa différence, de sa capacité à se mettre en retrait, la personne peut développer une capacité d’observation très fine puisqu’elle se focalise sur les détails avant de voir la situation dans son ensemble. Elle perçoit chaque modification de son environnement. Elle peut devenir fin psychologue ou sociologue. Professionnellement, tous les métiers demandant de la minutie, du détail peuvent lui permettre de s’épanouir (informatique, ingénierie…).

👉Le fait qu’elle se focalise sur un ou quelques centres d’intérêts peut faire d’elle une experte en la matière. Lorsqu’elle se fixe un objectif, sa persévérance et sa détermination sont grandes.

👉 Généralement les personnes ayant un TSA sont perfectionnistes, ordonnées, ont un attachement profond au respect des règles (quand cela fait sens pour elles). Ces règles doivent être explicites et logiques sinon, elles peuvent les remettre en question.

👉Sans implicite, leur communication est directe, sincère.

👉Souvent elles sont très résilientes.

« Vivre avec un TSA peut être invalidant sur de nombreux aspects
mais avec les bons outils et le soutien adapté,
on peut réellement réussir à avoir une vie valorisante et épanouissante. »
Claire : La vie en pause

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