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Quelques exemples de biais psychologiques ou biais cognitifs 2/3

Cet article fait suite à l’article généraliste sur les biais. Dans celui-ci et le suivant, je détail un peu plus certains biais.

Biais de confirmation ou de validation

Nous ne prenons en compte que les informations qui confirment les croyances auxquelles nous adhérons.
Nous effectuons des recherches uniquement dans le sens de ce que nous pensons que ce soit
♦ dans la manière de formuler nos recherches
♦ dans les endroits où nous nous renseignons.
Nous ignorons ou discréditons de façon systématique les informations qui contredisent ses croyances ou simplement celles qui pourraient nous permettre de voir les choses différemment.
Ainsi, en ne voyant que ce que nous voulons voir, en entendant que ce que nous avons envie d’entendre, nous confirmons ce que nous croyons déjà. Nous renforçons nos croyances et en faisons des vérités que nous aimerions bien imposer aux autres sous couvert de « ils ne veulent pas voir », « ce sont des moutons »…

Bien entendu, nous ne sommes pas conscient de cela. Notre système nerveux nous protège et ne nous montre pas ce que nous ne voulons pas voir ou plutôt ce qui ne correspond pas à la stratégie de protection qu’il a mis en place !

Le biais de confirmation se rencontre surtout lorsque les émotions entent en jeu, et plus encore quand l’enjeu est affectif.

Cela va concerner les opinions des personnes que nous aimons ou que nous détestons
d’autant plus s’il existe une controverse.

Le fait que ces croyances sont renforcées encore et encore pour devenir nos vérités, elles vont influencer nos choix et parfois nous faire prendre des décisions désastreuses pour nous et nos proches dans n’importe quel domaine de notre vie (professionnel, amical, amoureux, ou social…)

Des petits tests simples montrent que notre attention est sélective et donc nous voyons, entendons, lisons ce que nous voulons : sur les réseaux, vous avez tous lu des textes à l’envers, ou avec les lettres supplémentaires ou avec les lettres dans le désordre. Votre cerveau les lit sans difficultés, il interprète ce qu’il voit pour vous restituer quelque chose qui fait sens, qui veut dire quelque chose pour vous.
Si nous sommes capable de le faire volontairement, nous sommes capable de le faire involontairement, et qui plus est, pour confirmer ce que nous ne souhaitons pas voir infirmer (même inconsciemment).

Quels sont tes biais de validation que tu veux conserver à tout prix ?
Les sujets, opinions sur lesquels aucune discussion n’est possible, personne ne peut ne serai-ce que poser une questions les concernant.
Quand une personne te dit quelque chose que tu ne considères pas comme vrai ou qui te mets mal à l’aise, est ce que tu écoutes ses idées, ses arguments ? Où décides tu qu’elle a tord avant même qu’elle s’exprime ?

Biais de négativité

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Ici, nous avons tendance à donner plus de poids aux expériences négatives (échecs, faiblesses, erreurs…) qu’aux expériences positives (succès, forces, opportunités…) et à s’en souvenir davantage.
Nous faisons cela même s’il n’y a qu’une expérience désagréable pour des dizaines d’expériences intéressantes, nous allons nous focaliser sur celle que nous avons mal vécu.

Je dis bien mal vécu car cela a pu être perçu comme une réussite, un moment de plaisir par les personnes qui ont participé. Le ressenti des autres face à la situation est, bien souvent, différents.

Ce biais nous permet de nous positionner dans une posture de victime.
Une personne déprimée peut, en plus, exagérer les expériences positives s et minorer les négatives des autres ce qui la conforte encore plus dans son rôle de victime.

As tu tendance à t’attarder sur ce qui ne va pas, sur tes mauvaises expériences ?
As tu tendance à ne pas apprécier ce qui se passe bien, à ne pas exprimer ta joie, ta bonne humeur ?

Biais de l’abstraction sélective

Là, nous allons retenir un détail d’un événement, d’une situation. Nous allons le sortir de son contexte, l’interpréter à notre sauce et l’exagérer.
Le but, ici, est de nous conforter dans notre zone connaissance, de rester dans notre zone de confort pour que ce détail soit conforme à nos intérêts, qu’il aille dans le sens que nous souhaitons. (interprétation des statistiques).
La plupart du temps, nous le faisons inconsciemment sauf lorsque nous cherchons à influencer quelqu’un, lorsque nous voulons le rallier à notre cause.
Les médias, les politiques l’utilisent beaucoup. Si nous ne sommes pas attentifs, nous pouvons être influencer très facilement par la personne qui nous rapporte les faits.

Exemple : une personne qui ne a besoin de reconnaissance, d’être aimée des autres, va constamment chercher des preuves. Même si son entourage lui en donne beaucoup, elle va scruter tous les petits moments ou les autres ne vont pas être attentif à ce qu’elle fait ou vont faire quelque chose pour eux. Elle va en tirer la conclusion qu’ils ne l’aiment pas juste pour un moment, un détail.
Autre exemple : au restaurant, un serveur ou un autre client me renverse de l’eau dessus. En soi rien de grave, et pourtant, nous allons en conclure que le resto est mauvais, que la soirée est nulle…

Le problème de ce biais cognitif est qu’il peut engendrer de l’anxiété. Comme nous sommes anxieux nous scrutons d’autant ce qui se passe autour de nous et tout devient sujet à l’interprétation selon l’humeur du moment. Plus nous sommes inquiets, plus nous cherchons des preuves de « comportement dit négatif », plus nous en décelons, plus cela nous conforte dans notre inquiétude. Nous sommes coincé dans un cercle vicieux.

Nous arrivons même à partir d’un fait à faire des prédictions. Si elles se réalisent, il y a une certaine fierté dans le « je l’avais dit ». Si elles ne se réalisent pas, c’est un coup de chance, mais ça va venir !

Es tu capable de prendre vraiment du recul et de voir aussi bien le bon que le moins bon coté de ce qui se déroule sous tes yeux ?
Quand tu regardes les informations ou des émissions d’information, reportages… arrives tu a voir lorsque la personne cherche à influencer, à rallier à sa cause ?

Sources

Biaiscognitif.com
L’abstraction sélective
la toupie

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