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Quelques exemples de biais psychologiques ou biais cognitifs 3/3

Cet article conclu une série de 3 l’articles, le premier est plus généraliste sur le sujet des biais. Dans celui-ci et le précédent, je détail un peu plus certains biais.

Biais d’engagement

C’est la tendance à poursuivre une action, un projet bien que les résultats obtenus soient de plus en plus négatifs.
Nous allons continuer à faire la même chose, à agir dans le même sens et obtenir de plus en plus de désagréments. Ce biais se rencontre chez les personne mais surtout dans les groupes, ou en société.

Nous avons des expressions tel que : « autant faire les choses jusqu’au bout », ou « si au début vous n’y arrivez pas, essayez, essayez à nouveau » Le problème est que là, nous allons tenter la même chose, sans aucun changement, sans amélioration encore et encore.

Arrêter le projet équivaut à avoir gaspiller des ressources.
Mais le continuer coûte que coûte sans aucune modification de stratégie coûte en temps, argent, énergie.

Ici, nous avons tendance à rester attaché à nos comportements, actions du passé que nous ayons eu de bons résultats ou non.
Nous avons l’impression que ce que nous faisons aujourd’hui doit rester aligné avec ce que nous avons dit il y a des années. Nous savons qu’aujourd’hui nous ne sommes plus en adéquation avec ces choix, mais nous leur restons fidèle quand même.

Cela crée de sacré dissonance entre qui nous sommes au fond de nous et ce que nous faisons concrètement.

Au niveau d’une entreprise, d’une société, le problème est d’autant plus important que la personne qui réagit selon ce biais psychologique est à un poste élevé dans la hierarchie.

As tu tendance à continuer coûte que coûte ?
As tu tendance à reproduire toujours les mêmes erreurs sans jamais envisager de faire autrement ?

Biais de disqualification du positif

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Ce n’est pas le même que le biais de na négativité, ici, nous avons l‘art de transformer une expérience neutre ou positive vécu en expérience négative.
Exemple : on obtient une note moyenne, voir une très bonne note à un examen et nous voyons uniquement que nous n’avons pas obtenu la note maximale. Nous allons alors mettre en avant tout ce que nous aurions pu faire pour avoir un meilleur résultat en occultant la réussite déjà présente. Vous savez les « J’aurai du faire comme-ci », « j’aurais du dire cela »…

Nous justifions notre discours intérieur du genre « je ne suis pas assez.. », « je suis trop… »

As tu tendance à dire ces petites phrases : « je ne suis pas assez ceci… », « Je suis trop cela » ?
As tu tendance à minimiser tes réussites tout en mettant en avant tes non réussites ?

Biais d’étiquetage

Il s’agit d’un jugement définitif que nous posons sur nous-mêmes ou sur les autres et qui nous empêche de voir ce que nous pourrions être ou même que nous sommes en dehors de ces œillères. Il s’agit d’un élément de notre comportement ou de notre personnalité.

«Je suis nul en sport », « Je suis nul en math», «je suis timide»…
Nous limitons tout seul nos possibilités d’études, de carrière, d’expériences de vie, de rencontre…

Nous collons des étiquettes aux autres, notamment nos proches de la même façon que nous nous en collons à nous même.

Lorsqu’une étiquette est posées sur un enfant par plusieurs adultes, il se peut qu’il fasse tout pour se conformer à celle-ci.
Nous ne sommes pas nos expériences : nous ne sommes pas nul en sport, peut être juste nous ne sommes pas à l’aise avec notre corps, qui plus est, devant un groupe, peut être que les sport proposés ne nous conviennent pas.

Quoi qu’il arrive, nous ne sommes pas la mauvaise expérience que nous vécu. Le FAIRE n’a rien a voir avec l’ÊTRE.

 

Biais d’auto-complaisance

Nous nous attribuons le mérite de nos réussites, par contre la responsabilité de nos échecs est attribuée à des facteurs extérieurs défavorables : aux autres personnes, aux circonstances.
En donnant notre responsabilité aux autres, nous perdons notre pouvoir,
En attribuant nos réussites à nos qualités (interne) et nos échecs aux circonstances (externe), nous protégeons notre Estime de Nous, du moins, en apparence.

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En donnant notre responsabilité aux autres, nous perdons notre pouvoir

Ce biais peut aussi permettre de valoriser notre indépendance par contre, il peut nous nuire dans nos apprentissages.
Exemple : Pas la peine de bosser plus que de raison puisque si nous échouons ce sera la faute des questions qui seront hors sujet ou trop difficiles ou encore à cause de l’examinateur qui nous aura mis mal à l’aise ou aura été trop sévère… peut être même les cours auront été mal fait !

As tu cette tendance à t’attribuer le mérite de ce que tu réussis tout en attribuant la responsabilité de ce que tu rates à ton environnement ?

Sources

Biaiscognitif.com
la toupie

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